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Habitat


Les maisons sont construites en bonnes pierres à bâtir extraites dans les carrières du Lomont. Elles sont couvertes de tuiles en terre cuite ou en chaume.

L’aspect du village est uniforme, les maisons sont regroupées sans ordre le long des chemins sans aucune symétrie. Chacune possède un jardin potager où les ménagères sèment les petits choux, la salade, le persil, etc.…, et un verger peuplé de cerisiers, pruniers, pommiers et poiriers.

Deux corps de bâtiments : l’un destiné à la famille comprend une cuisine à grande cheminée où l’on sèche et fume le lard, les jambons, la saucisse. Pendue dans la cheminée, une crémaillère destinée à suspendre marmites et chaudrons. Sous la cheminée, un âtre où l’on brûle, fagots, ramiers, rondins. Sur le côté, la bouche à four à pain. Près de la porte d’entrée de la cuisine, et devant la croisée, un évier en pierre, ayant à droite et à gauche des supports en pierre sur lesquels se placent les seilles où l’on conserve l’eau potable.

Les seilles sont remplies à la fontaine par les femmes qui les rapportent pleines sur leurs têtes. Dans l’une de ces seilles se trouve un bassin en cuivre dans lequel chaque habitant peut boire, à son contentement. Une armoire ou dressoir où l’on conserve le lait, le pain et la vaisselle, une table, un banc, quelques chaises ou tabourets en bois complètent l’ameublement de la cuisine.

Le poêle ou pièce principale, meublé d’un fourneau, d’une table, d’un banc, de chaises en bois recouvertes de paille, d’un lit où couchent le père et la mère ou les grands-parents. Ce lit, comme ceux des enfants se composait d’un châlit en bois rempli de paille, d’une paillasse de feuilles mortes, d’un paillot et quelquefois d’un duvet, d’un traversin, mis dans leurs fourres ou taies qui étaient changées tous les 2 où 3 mois. Les taies sont en verquelure rayée bleu ou rouge. Avec ces taies, un seul drap de lit suffisait. Plus tard apparaîtront les lits à sommier et matelas. Des rideaux de serge ou verquelure pendent du plafond et entourent le lit.

A l'étage deux chambres servent de chambre à coucher pour les enfants, de chambre de réserve pour les grains et les fruits. Une cave sous le poêle complète le logement.

Toutes ces pièces étaient et restèrent longtemps d’une saleté repoussante, sous prétexte que les balayures tenaient au chaud. Les habitants entraient avec aux pieds leurs sabots sales de fumier. Petit à petit, les jeunes filles commencèrent à mettre bon ordre dans ces habitations au moyen de lavages et récurages hebdomadaires.

Le deuxième corps de bâtiment contient l’écurie du bétail et des chevaux, la grange, les greniers à fourrage, les évolées pour les gerbes et la paille. Un hangar est souvent adossé à ce bâtiment pour y remiser les instruments de labour et le bois de chauffage.

Les fumiers, entassés devant les maisons sont l’orgueil du cultivateur ; il les pare et trousse avec amour afin que l’on puisse dire de lui « Celui-là a de quoi ».

En 1789, la population de Villars totalisait 89 feux soit 356 personnes, alors qu’elle n’était que de 195 personnes en 1709.


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