Sommaire Autrefois

Alimentation au XIX ème siècle



En 1836, les habitants se nourrissaient presque uniquement de leurs récoltes. Ils n’achetaient que le sel, le sucre, un peu de café ou de chicorée et quelques épices. La nourriture ordinaire se composait de pommes de terre fraîches ou séchées, choux salés, choux-raves, raves, carottes, haricots, pois, et les fruits du verger : pommes, poires, pruneaux, etc.… Comme viande, le porc fumé et salé. Graisse de porc. Huile de faines ou de noix. Beaucoup de laitage. Comme boisson de l’eau, lait, cidre de poires ou pommes, eau de vie de cerise, prune, provenant de la récolte. Un peu de vin dans les grandes occasions (fêtes, baptêmes, mariages, enterrements)

En 1886, on retrouve encore quelques-unes de ces modes d’alimentation qui donnaient des générations sobres, solides, dures au travail, et qui atteignaient 70 ou 80 ans sans aucune infirmité que la vieillesse. L’introduction dans l’alimentation du vin, des alcools, a produit un relâchement dans les mœurs ; l’ivrognerie, la paresse, l’abandon de la culture, l’anémie, le rachitisme firent leur apparition, et si l’on ajoute à ces causes la grande quantité de café au lait absorbé par les femmes et les filles, on aura l’explication des vieillesses anticipées qui firent leur apparition petit à petit.

Le petit déjeuner consiste en café au lait et pommes de terre. Le dîner : soupe, légumes, viande de porc une ou deux fois par semaine. Souper : pommes de terre rondes, soupe ou café au lait. En été les repas sont plus nombreux et plus variés. C’est ainsi que dès le lever à 3 ou 4 ou 5 heures suivant les travaux à effectuer, on avale goutte et croûte de pain, à 7 heures, café au lait, pommes de terre ou beignets ou crêpes. A midi, soupe de légumes, viande ou boulettes, nouilles ou macaronis, un peu de vin. A 16 heures, pain, fromage, goutte ou vin. A 20 ou 21 heures, soupe, café au lait, pommes de terre, salade.

On mange beaucoup de pain, chaque ménage à son four à pain, où l’on cuit une pâte faite de mélange de farine d’orge, seigle, blé et même pomme de terre. Dès 1886 les cultivateurs commencent à échanger leur blé contre du pain plus blanc, fourni par le boulanger du village, et chaque samedi, un boucher offrait à la clientèle de la viande fraîche.


En 1793, le pain valait 7 sous la livre, la viande 7 sous la livre, le porc salé fumé 16 sous la livre, le bois valait 8 francs la corde.

En 1886, le pain valait 16 centimes les 500 grammes, la viande fraîche 80 centimes les 500 grammes, le porc salé 1 franc les 500 grs, les pommes de terre 1 fr le double décalitre, le blé 3frs75 le double décalitre et le bois 7 à 10 frs le stère.

En regard de ces prix, voyons combien gagnait un salarié :

Salaire d’un journalier nourri en 1793 : Hommes, de 12 à 18 sous par jour ; une femme de 6 à 12 sous.

Une fileuse 3 sous par jour, un tailleur, cordonnier 12 sous par jour. Un charron, menuisier, charpentier, maçon, 25 sous nourriture comprise.

En 1886, un faucheur gagne 2 frs par jour, une faneuse 1 franc. Un charpentier, maçon, menuisier : 3 frs par jour, nourriture comprise.


Sommaire Autrefois